Conçu pour les heures où vous n'êtes pas là.
La plupart des accessoires pour animaux sont pensés pour un moment où vous êtes présent — une gamelle que vous remplissez, un jouet que vous agitez, un bac que vous ramassez. Nous fabriquons pour le moment inverse : les onze heures entre la porte qui se ferme et la porte qui s'ouvre, et les trois jours où elle ne s'ouvre pas du tout.
Ce n'est pas un angle marketing, c'est la règle de sélection. Chaque objet de cette boutique répond à une chose qui s'épuise en silence quand l'appartement est vide : une eau qui croupit, des repas qui n'arrivent pas, une litière qui se remplit, une chasse qui n'a jamais lieu, un chat qui file par une porte. Cinq besoins, cinq objets. Rien d'autre n'entre.
Et il y a une seconde personne que cela libère, à laquelle nous ne pensions pas en commençant : celle à qui l'on demandait. Remplir la gamelle, changer l'eau, vider le bac, deux fois par jour — c'est une vraie contrainte pour une voisine ou une sœur, et une prestation payante autrement. C'est aussi confier ses clés et laisser quelqu'un traverser son logement en son absence. Ce que nous avons supprimé, ce ne sont pas les gens. C'est la dépendance : rien à organiser, rien à expliquer, rien à devoir, la disponibilité de personne à gérer.